Le sport pour arrêter de fumer

Publié le 24/11/2020

Il n’est plus nécessaire aujourd’hui de vanter les mérites de l’activité physique qui sont bien établis et reconnus scientifiquement.

En effet, l’activité physique présentent de nombreux bénéfices :
  • pour notre santé physique, psychologique ou sociale.  
  • pour la prévention des principales pathologies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers et l’obésité
  • pour l'amélioration de certains paramètres de la santé : le taux de cholestérol, la glycémie, la tension artérielle...

De plus l’activité physique joue également un rôle sur notre santé mentale : augmentation de la confiance en soi, de la concentration, de l’estime de soi amélioration de la qualité du sommeil et diminution du stress et de l’anxiété.  

Mais savez-vous que l’activité physique peut être d’une aide précieuse dans la démarche du sevrage tabagique ?

Des études démontrent que les fumeurs actifs ont un niveau de motivation à l’arrêt plus important et un nombre de tentatives d’arrêt plus élevé.

De plus, une fois la démarche de sevrage engagée, l’activité physique favorise l’abstinence à plus long terme et limite les taux de rechutes.

Pour que ce soit efficace, l'activité physique doit être commencée dès le début de la démarche de réduction ou d’arrêt, durer au moins 8 semaines et être pratiqué à raison de deux fois par semaine minimum.

Les bénéfices de l’activité physique sur les symptômes du sevrage tabagique :

 

L’activité physique permet de récupérer une meilleure forme physique et mentale, elle permet notamment de réduire les symptômes de sevrage et de "craving" (sensation de manque irrépressible) comme :

  • L'anxiété : des études montrent que l’AP diminue l’intensité de l’envie de fumer dès 5 minutes d’effort de façon similaire à celle d’un substitut nicotinique et les effets persistent jusqu’à 20 minutes après la pratique.
  • La prise de poids : l’activité physique permet de réduire significativement la prise de poids qui peut s’installer à l’arrêt du tabac et permet de limiter cette peur de prendre du poids qui est souvent un frein à l’arrêt du tabac chez les fumeurs.
  • La constipation : l’activité physique accélère le transit et limite donc la constipation qui s’installe à l’arrêt du tabac (elle permet de retrouver un transit normal).

L’activité physique aide aussi à combattre d’autres symptômes du sevrage telles que le stress, le désir de fumer et les états dépressifs.

Mais quel sport pratiquer ?

Pas besoin d’être un sportif de haut niveau pour bénéficier des effets positifs de l’activité physique sur le sevrage tabagique

En effet, un effort léger à modérer est suffisant pour réduire les symptômes du sevrage.

L'important est que vous choisissez une activité physique qui vous plait afin de garder votre motivation sur le long terme.

Si vous n’avez jamais pratiqué de sport ou si vous avez arrêté depuis longtemps, choisissez des activités douces telles que la marche, la natation, le vélo, la gym douce ou encore le yoga.

Rapidement vos capacités pulmonaires, cardio-respiratoires et de récupération vont s’améliorer et vous pourrez passer à des activités plus intenses !

C’est pour cela que l’activité physique peut être une excellente source de motivation à l’arrêt du tabac, le tout est de rester régulier dans sa pratique.

Et n’oubliez pas que l’activité physique n’est pas nécessairement faire du sport.

Tous les prétextes sont bons pour bouger et éviter la sédentarité !

Vous êtes actif lorsque vous choisissez les escaliers à l’ascenseur, le vélo ou la marche à la voiture, lorsque vous faite du ménage, du bricolage ou du jardinage ou encore lorsque vous promener votre chien.

Il est recommandé de pratiquer une activité physique dynamique d’au moins 30 minutes par jour pour les adultes.

 

Sources :

  •  Bernard P, Bénéfices de l’activité physique dans le cadre du sevrage tabagique, Le courrier des addictions (16), numéro 1, janvier-février-mars, 2014
  • T. Bus, J.C. Lovejoy M.Kelly M. Carpenter (2016) The effect of tobacco cessation on weight gain, obesity, and diabetes risk. Volume 2 4

 

 

 

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